Deux logiques différentes
Le CGP indépendant compare le marché et construit une recommandation globale ; la banque privée propose ses propres solutions avec l’assise d’un groupe et un accès facilité au financement. Le bon choix dépend de vos priorités.
| Critère | CGP indépendant | Banque privée |
|---|---|---|
| Indépendance | Compare plusieurs fournisseurs, mais attention à distinguer indépendance capitalistique et indépendance au sens MIF 2 | Solutions maison, adossées au groupe bancaire |
| Périmètre | Global : bilan, fiscalité, placements, immobilier, transmission | Bancaire et financier, avec ingénierie patrimoniale intégrée |
| Accès (seuil) | Large, sans seuil de patrimoine élevé | À partir d’un seuil d’avoirs confiés (souvent de 250 k€ à 1 M€) |
| Accès au crédit | Via des banques partenaires | Intégré : crédit et crédit lombard (nantissement de titres) |
| Rémunération | Honoraires et/ou commissions ; « indépendant » au sens MIF 2 = pas de rétrocommissions conservées | Frais de gestion, droits d’entrée et commissions sur les produits maison |
| Statut & supervision | CIF (AMF), IAS, IOBSP, vérifiable sur l’ORIAS | Établissement de crédit supervisé par l’ACPR |
| Relation | Interlocuteur généralement stable | Banquier privé dédié, parfois soumis à rotation |
- + Comparaison de plusieurs fournisseurs
- + Approche patrimoniale globale
- + Relation durable et personnalisée
- + Accessible sans seuil élevé
- − Qualité variable selon les cabinets
- − Rémunération à clarifier
- − Financement via partenaires
- + Accès au crédit et au financement
- + Assise d’un groupe bancaire
- + Ingénierie patrimoniale intégrée
- − Offre souvent maison
- − Seuil d’accès
- − Conflits d’intérêts potentiels
Indépendance et rémunération : la nuance MIF 2
C’est le point le plus mal compris de toute la comparaison, et il pèse directement sur les frais que vous supportez. Le mot « indépendant » recouvre en réalité deux choses distinctes. L’indépendance capitalistique désigne un cabinet non adossé à une banque ou à un assureur. L’indépendance au sens de la directive MIF 2 désigne, elle, un mode de rémunération, et un cabinet peut posséder la première sans avoir la seconde.
La conséquence est contre-intuitive : beaucoup de cabinets présentés comme « CGP indépendants » le sont au sens capitalistique, mais conservent des rétrocommissions et restent donc « non indépendants » au sens de MIF 2. Ce n’est pas un défaut en soi ; c’est une information à demander avant de s’engager. La banque privée, de son côté, se rémunère sur ses frais et sur les produits qu’elle distribue. Le mécanisme complet (honoraires, commissions, rétrocommissions et la règle MIF 2 qui les encadre) est détaillé sur la page CGP indépendant.
Pour quel profil ?
Un CGP indépendant convient à qui privilégie l’indépendance et la comparaison du marché. La banque privée séduit qui recherche financement, ingénierie intégrée et l’assise d’un groupe.
Cas pratiques
- Dirigeant préparant une cession : souvent complémentaires : CGP pour la stratégie globale, banque pour le financement.
- Investisseur immobilier à effet de levier : la banque privée facilite le crédit ; le CGP structure l’ensemble.
- Épargnant cherchant l’indépendance : le CGP indépendant est généralement mieux positionné.
Verdict nuancé
Il n’y a pas de gagnant universel. Beaucoup de patrimoines combinent les deux : l’indépendance du CGP et les moyens de la banque privée. L’essentiel est la transparence sur les frais et l’alignement avec vos objectifs.
Questions fréquentes
Peut-on avoir les deux ?
Lequel est le moins cher ?
Comment décider ?
CGP ou banque privée : lequel pour votre situation ?
Un avis clair et sans parti pris, adapté à votre profil.